Nous dénonçons l’instrumentalisation politique de l’audit de GIAL

Nous dénonçons l’instrumentalisation politique de l’audit de GIAL

Avec Karine Lalieux, nous dénonçons l’instrumentalisation politique de l’audit de GIAL

 

Bruxelles, le 18 février 2018

 

Nous regrettons l’instrumentalisation politique de l’audit commandé par le CA de GIAL en mai 2017 et sa lecture orientée. L’objectif de celui-ci était d’examiner avec précision la gestion de l’association, de pointer les améliorations et d’entamer toutes les démarches allant dans ce sens. Depuis la remise de cet audit en octobre 2017, le CA de GIAL a tenu compte des recommandations.

GIAL (Gestion informatique des administrations locales), créée en 1993, est une association très spécialisée qui emploie 125 personnes et dont le chiffre d’affaire s’élève à 26 millions d’euros. Elle couvre principalement 3 domaines : les solutions logicielles sur mesure, le choix, l'installation et la gestion du matériel informatique, bureautique ou de réseau et, enfin, l'assistance téléphonique des utilisateurs. Mais également, dans la pratique, le règlement des salaires, les fichiers d’état civil, l’équipement informatique des 180 bâtiments scolaires, la coordination de l’ensemble des bibliothèques de la Région bruxelloise, entre autres.

L’expertise de GIAL en fait aujourd’hui le centre névralgique informatique de la Ville de Bruxelles et le partenaire informatique de nombreux pouvoirs publics en Belgique.

GIAL a la forme juridique d’une association sans but lucratif et est dirigée par un conseil d’administration. Celui-ci est composé de 2 mandataires venant de la Région bruxelloise et de 6 mandataires venant de la Ville de Bruxelles. Pour favoriser la transparence et le contrôle démocratique, la majorité et l’opposition sont représentées dans le conseil d’administration de GIAL. Il s’agit donc bien d’une gestion pluraliste.

 

En 2006, le pouvoir politique met à jour une fraude dans le chef de la direction générale de l’association. Le directeur général et le secrétaire général sont licenciés immédiatement pour faute grave. Dans la foulée, la Ville et le CA portent plainte au pénal et se constituent partie civile.

Dès lors, en 2006, un manager de crise est recruté via une société externe de recrutement.

Suite à cette fraude dénoncée parle Collège de l’époque, GIAL entame, sous la présidence de Karine Lalieux, sa mutation vers une transparence intégrale de ses processus de décision, le pluralisme de son CA avec la représentation de l’opposition et le contrôle permanent des processus de recrutement.

En 2008, après un long processus de recrutement, avec assessment et jury indépendant, un nouveau directeur est recruté en la personne de Mr Goeders. Celui-ci, après une longue expérience professionnelle dans le privé, rejoint le groupe pour apporter toute son expertise et moderniser la structure.

Durant cette présidence, l’association retrouve l’équilibre et fait passer les contrats de collaborateurs internes payés comme indépendants de 10 à 3.

Sous sa présidence, Karine Lalieux instaure la tenue d’au moins 1 CA par mois et souligne la présence active et intensive de la majorité et de l’opposition dans l’amélioration des procédures de gestion de l’association (recrutements, marchés publics, contrôles de la receveuse, réviseur d’entreprise,…).

En 2012, suite à l’installation d’une nouvelle majorité, le mandat de président de l’association est repris par l’Echevin Mohamed Ouriaghli. Celui-ci poursuit le travail d’amélioration des procédures et d’effectivité de l’association afin de rendre un meilleur service aux administrations et aux citoyens.

C’est dans cet objectif, que Mohamed Ouriaghli a proposé au Collège de lier la Ville de Bruxelles et GIAL dans un contrat de gestion. Gial est donc la première des associations de la Ville de Bruxelles a être liée par un contrat de gestion.

C’est dans ce cadre, qu’en 2017, un nouvel audit de procédure est demandé par le CA. Ce dernier audit, commandité par le pouvoir politique, remet en question le contrat de consultance de Michel Leroy.

Le contrat de Michel Leroy

En 1999, la direction de GIAL recrute Michel Leroy comme directeur du développement de l’association. Il est à l’époque recruté sous un contrat d’indépendant. Suite à la fraude de 2006 et aux différentes réformes entreprises par la Présidente Karine Lalieux et son CA, il est demandé à la nouvelle direction d’examiner l’ensemble des contrats externes.

En 2008, sous l’interrogation de Karine Lalieux, la direction générale et le conseil juridique de la association recommandent de garder Michel Leroy et de maintenir son contrat, vu son expertise professionnelle et sa grande connaissance des procédures internes à la Ville.

En 2012, suite à une nouvelle expertise juridique demandée par Karine Lalieux, une nouvelle société d’expertise juridique reconfirme que le contrat de Michel Leroy n’est pas problématique au regard de la légalité.

En 2017, l’audit commandé par le Président Ouriaghli et le CA indique pour la première fois, sans remettre en cause les compétences du directeur de développement, qu’il y a lieu de s’interroger sur le contrat et la mise en concurrence de Michel Leroy.  Suite à ce rapport, mettant pour la première fois en doute la légalité de ce contrat, le Président Ouriaghli et la directrice générale, Marie-Odile Lognard, décident de mettre fin au contrat de Michel Leroy. Il est à noter qu’entre 2006 et aujourd’hui, sans perturber la continuité du service, le recours à des contrats d’indépendants extérieurs est passé de 10 à 0. Michel Leroy était le dernier à bénéficier de ce type de contrat.

Un salaire au niveau du marché

La rareté des profils d’expert en développement implique un coût important et le salaire de Michel Leroy correspond aux prix pratiqués sur ce marché très compétitif. De plus, cette fonction importante et les qualités de Michel Leroy ont été reconnues par les différentes directions générales et par les différents audits externes.

La fonction de directeur de développement constitue une fonction particulièrement difficile à pourvoir et entraîne des salaires importants qui peuvent amener des interrogations bien légitimes.  C’est dans ce cadre que Michel Leroy a bénéficié d’un contrant en tant qu’expert depuis 1999. Pour offrir des services de la plus haute qualité à la population, GIAL a toujours cherché les profils de grande compétence.

Mohamed Ouriaghli et Karine Lalieux tiennent à rappeler que selon l’audit, 87% des procédures n’amènent aucune remarque quant à la légalité et l’efficience des procédures. Les 13% restants concernent des marchés de moindres importances (désignation du secrétariat social, assurances, maintenance du bâtiment,…). Ceux-ci font déjà l’objet d’un plan d’action.

L’instrumentalisation de l’audit de 2017 jette le discrédit sur les collaborateurs de GIAL. Alors que le rôle des 125 travailleurs est et reste d’assurer un bon service à la population.

Mohamed Ouriaghli et Karine Lalieux, tiennent à rappeler, tous les deux, qu’ils n’ont jamais touché de rémunérations pour leur mandat de président de GIAL.