La Ville reçoit le prix "Donnez une âme à l'Europe"

La Ville reçoit le prix "Donnez une âme à l'Europe"

Ouri reçoit, en lieu et place du Bourgmestre, qui ne peut être là, le prix "donnez une ame à l'Europe". En avant-première mondiale, les internautes peuvent prendre connaissance du discours écrit à quatre (heu 3, il y en a une qui est occupée) par Julien dit Manneken Pis et Ouri.

"Ensemble faisons battre le coeur de l'Europe" Ouri

 

Lorsque, un peu au pied levé, notre Bourgmestre me demanda hier de le remplacer pour recevoir le prix « Donnez une âme à l’Europe », je me suis empressé de dire oui parce qu’à plus d’un titre  entre l’Europe et Bruxelles, nous avons largement dépassé le stade de chercher à forger une identité européenne.

En effet,  Bruxelles est depuis toujours ouverte sur l’Europe et, j’en suis la preuve vivante, même un peu au-delà.

Avec la cohabitation beaucoup plus harmonieuse qu’il n’y paraît des deux identités culturelles qui composent ce pays,
Avec les vagues successives d’immigrations qui font que tout Bruxellois est, comme on dit chez nous, un « Zinneke »  cad un croisement de différentes identités,
Avec aussi depuis toujours, pour les gens de ma génération la présence dans cette Ville de nombreux européens gravitant autour des Institutions Communautaires, l’identité européenne, la richesse de la diversité sont vécues au quotidien.

Rien d’étonnant, dans ce contexte, à ce que Bruxelles soit probablement la Ville Européenne qui compte le moins d’eurosceptiques, tant la question de l’identité qui lorsqu’elle est nationale crée des débats interminables chez nos voisins va de soi. Quotidiennement, le citoyen de notre Ville se vit comme Bruxellois, Belge et Européen.

La Semaine dernière, Herman Van Rompuy  offrait un costume européen à Manneken-pis. Vous connaissez sans doute ce « ket de Bruxelles » qui selon la légende éteignit un des incendies de la Ville,  en satisfaisant une besoin … naturel.  Je vais vous faire une confidence : sitôt la cérémonie terminée, loin des oreilles indiscrètes, le petit julien m’interpella et il me dit : Il est sympa ce peï (cet homme) de m’avoir donné un tof (chouette) costume mais même tout nu, je suis européen.
Cette confidence du petit homme de bronze me donnait la trame de ce discours, quelle aubaine…


Il ne faut pas « donner une âme à l’Europe » à Bruxelles,  l’identité européenne est en nous. L’âme me met, par ailleurs, un peu mal à l’aise par son caractère immatériel et spéculatif. J’ai envie, en recevant ce prix au nom de notre Bourgmestre, de vous inviter à ensemble faire battre le cœur de l’Europe. Car Bruxelles est NOTRE Ville, une Ville que je le sais vous aimez, mais une Ville aussi confrontée à des défis majeurs qu’il conviendra de relever ensemble. Je constate, d’ailleurs,  avec joie que sur de nombreux aspects une réflexion conjointe s’engage.  Il faut maintenant comme le dirait notre Bourgmestre,  grand amateur de Rugby et ancien parlementaire européen,  transformer l’essai  et ENSEMBLE faire battre le cœur de l’Europe à Bruxelles.

Je vous remercie