Oui, moi, je brigue un deuxième mandat d’échevin !

Oui, moi, je brigue un deuxième mandat d’échevin !

Quelle ne fut pas ma surprise en lisant l’adieu politico-médiatique de Chantal Noël, interview accordée au Soir ce jeudi 12 avril et signée Fabrice Voogt. Non pas que le retrait de la vie politique de ma collègue Echevine de la Ville de Bruxelles m’était inconnu. En revanche, je n’ai vraiment pas apprécié sa critique déplacée et gratuite. A la question de Fabrice Voogt « vous partez désabusée ? », Chantal Noël fait part de sa déception à l’égard de son manque de visibilité médiatique : « Pas du tout. J’ai beaucoup de respect pour ceux qui travaillent en politique. Vous ne m’entendrez jamais critiquer un collègue, d’autant que j’ai la conviction que la majorité des gens qui s’engagent en politique le font par conviction et se consacrent vraiment à leur mission, mais j’ai, pour ma part, toujours préféré l’action à la communication. Je ne cours pas derrière les journalistes et les journalistes ne courent pas derrière moi ! (rires) ». Si Chantal s’était limitée à ces propos, je n’aurais rien eu à redire et j’aurais souligné son esprit collégial. Mais quand sa déception se transforme en amertume, voire en jalousie, ça manque indiscutablement de classe : « mais, franchement, est-ce bien nécessaire, comme le font certains, d’organiser des conférences de presse pour la pose de la première, la troisième ou la dernière pierre ? Je préfère travailler dans la discrétion dans l’intérêt des gens. »

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Était-ce bien nécessaire de discréditer la façon de faire de certains de ses collègues ? Assurément pas. Communiquer mes actions ne m’a jamais empêché d’agir. Que du contraire ! C’est car je suis continuellement dans l’action que je me permets de communiquer mes réalisations ! Laissez-moi avancer trois éléments de réponse :

  1. En 2007, à mon initiative, un règlement reprenant les procédures d’attribution a été voté par le collège des Bourgmestre et Echevins. L’un de ses objectifs majeurs était d’accroître la visibilité, la publicité des offres locatives afin d’éviter tout risque d’initié et de diffuser l’information au plus grand nombre, et ce, via trois canaux : agence locative, site Internet de la Ville et affiches sur le bien mis en location. En dépit de cette démarche, nombre de citoyens, pourtant à la recherche désespérée d’un logement de qualité et à un prix abordable, méconnaissent l’existence de la Régie Foncière et des autres opérateurs immobiliers publics. Pas plus tard que cette semaine, des habitants de Laeken m’ont interpellé, à l’occasion de la distribution des invitations à la prochaine pose de première pierre du projet de la chaussée de Vilvorde, en m’expliquant leurs difficultés à trouver un logement et ils ont été contents, tout en étant surpris, d’apprendre que la Ville possède un parc locatif de quelque 2850 logements. Donc oui, réunions d’habitants, forums de quartier, présentations d’avant-projet, poses de première pierre et inaugurations sont autant d’occasions à saisir pour venir en aide aux Bruxellois et pour accroître la visibilité de cet outil essentiel qu’est la Régie Foncière de la Ville de Bruxelles !
  2. On a coutume de dire qu’on n’est pas élu sur un bilan. A vérifier. Mais une chose est sure, si on ne le rend pas public et qu’on ne le valorise pas, on ne sera certainement pas réélu ! En relayant les actions, réalisations de moi et de mon équipe, je tente de montrer humblement aux citoyens que je ne suis pas, que nous ne sommes pas payés pour ne rien faire. Les engagements pris lors des élections communales de 2006, nous les tenons. Il ne s’agissait pas de vagues paroles insignifiantes. Et j’utilise le « nous » car si mon camarade Yvan Mayeur et moi-même avons la charge, en l’occurrence, de faire aboutir le Plan 1000 Logements, celui-ci est porté par toute la majorité communale. Raison pour laquelle j’invite systématiquement l’ensemble du collège, tout comme le reste du conseil communal, aux poses de première pierre et inaugurations.
    Je trouve Chantal Noël inélégante sur le coup car elle ne s’est pas faite prier quand nous avons organisé, deux fois déjà, une conférence de presse pour présenter un projet mixte dans le quartier Nord (Logements, Ecole et Espace ONE) en compagnie de ma camarade Faouzia Hariche. Et je ne doute pas un instant que Chantal Noël se fera un plaisir de poser la première pierre de ce projet si nous avons la chance d’y procéder d’ici la fin de la législature… Un politicien a besoin de visibilité pour durer et moi je ne m’en cache pas. Et quand Chantal Noël prétend ne pas courir derrière les journalistes, c’est faux ! Elle fonctionne comme nous tous. A chaque événement, elle invite systématiquement la presse. Et je me souviens que son actuelle chef de cabinet, à l’époque chargée de la communication, avait sollicité mon attaché de presse pour comprendre comment attirer plus de journalistes parce que Chantal et son ancien chef de cabinet étaient déçus du peu de présence des journalistes à leurs conférences de presse et du peu de retour dans les médias…
  3. Enfin, si Chantal Noël souhaite mettre un terme à sa carrière politique –carrière que je salue et j’ai notamment pu constater, en participant ponctuellement, le remarquable travail qu’elle a déployé pour les seniors, notamment via l’organisation de la semaine annuelle qui leur est consacrée- et retrouver ses origines en terre congolaise, moi je souhaite poursuivre mon travail, mon action communale. Ce qui importe ce n’est pas ce qui a été accompli, mais bien ce qui reste à accomplir. Et en matière de logement, il reste encore beaucoup de boulot.


Pour conclure, oui, j’agis du mieux que je peux et je continuerai de la sorte tant que mes concitoyens me témoigneront leur confiance. Et cette dernière, je l’entretiens, entre autre, en les écoutant, en leur expliquant les enjeux et en leur montrant que cela bouge, à ma petite échelle, dans le bon sens.


Ouri